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    <title><![CDATA[L'archi.blog du Cazals]]></title>
    <link>http://www.archiblog.fr/</link>
    <description>Le blog d'architecture du Cazals</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 11 Feb 2012 21:39:15 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 21:39:15 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.archiblog.fr</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[URBANISME / Tony Garnier et les bases du zoning]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-urbanisme-tony-garnier-et-les-bases-du-zoning-99118826.html</link>        <description><![CDATA[<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="800">
    <tbody>
      <tr height="15">
        <td width="40" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="345" height="15">
          <span class="tit">La Cité Industrielle<br></span>
        </td>
        <td width="15" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="128" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="127" height="15">
          <br>
        </td>
      </tr>
      <tr height="15">
        <td width="40" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="345" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="15" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="128" height="15">
          <br>
        </td>
        <td width="127" height="15">
          <br>
        </td>
      </tr>
      <tr height="355">
        <td width="40" height="355">
          <br>
        </td>
        <td width="345" height="355" valign="top">
          <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="345">
            <tbody>
              <tr>
                <td colspan="2" valign="top">
                  <span class="txt">Tony Garnier élabore les plans d’une cité idéale, appelée «&nbsp;Une Cité Industrielle&nbsp;», pendant son séjour à la Villa Médicis (1899-1904). Publiée en 1917,
                  elle constitue une référence majeure dans l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme du XXe&nbsp;siècle.<br>
                  <br>
                  Tony Garnier sera réprimandé à maintes reprises par l’Académie pour ne pas se consacrer entièrement à son sujet de recherche «&nbsp;Tusculum&nbsp;»&nbsp;: reconstitution d’une cité
                  romaine. Il se consacre à des idées avant-gardistes en travaillant sur le projet de sa ville moderne, conçue pour environ 35.000 habitants.<br>
                  <br>
                  Comparée à une cité du travail, la « Cité Industrielle&nbsp;» de Tony Garnier reflète les idées fouriéristes.<br>
                  <br>
                  Tony Garnier l’établit sur un site que l’on pourrait localiser dans la région de&nbsp; Saint-Etienne (près de Saint-Chamont / Rive-de-Gier), fortement industrialisée en ce début de
                  siècle.<br>
                  <br>
                  Allant à l’encontre des conceptions urbaines de son époque, l’architecte développe le concept du zonage en séparant dans sa ville les grandes fonctions&nbsp;: travail, habitat,
                  santé, loisirs.<br>
                  <br>
                  La ville est installée sur un promontoire rocheux. La zone industrielle est nettement détachée de l’ensemble. Elle est située en contrebas, au confluent d’un fleuve.<br>
                  <br>
                  Quatre grands principes se dégagent&nbsp;: fonctionnalisme, espace, verdure, ensoleillement.<br></span>
                </td>
              </tr>
              <tr>
                <td width="95" valign="top">
                  <br>
                </td>
                <td>
                  <br>
                </td>
              </tr>
            </tbody>
          </table>
        </td>
        <td width="15" height="355">
          <br>
        </td>
        <td colspan="2" height="355">
          <img src="http://www.museeurbaintonygarnier.com/img/citideale.jpg" border="0" height="352" width="144">
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Feb 2012 18:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">69db6dc56e72819ae11c476ad8a7d1a0</guid>
                <category>Urbanisme</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-urbanisme-tony-garnier-et-les-bases-du-zoning-99118826-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ARCHITECTE / L’agence de Jean Nouvel en 2008]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-91358281.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Une semaine pas comme les autres va commencer aux Ateliers Jean Nouvel. <i>"Il arrive"</i>, entend-on ici et là. Dans le grand bâtiment blanc de la cité d’Angoulême, petite impasse ouvrière du
    11e arrondissement de Paris, pas d’agitation particulière pourtant. Il est 14 heures ce lundi de début d’été et le week-end s’est un peu prolongé pour les salariés de la première agence
    architecturale française. Tous savent que Jean Nouvel, sauf exceptions – voyages, émissions de radio, etc. –, a décidé une fois pour toutes de rayer le mot <i>" matin "</i> de son vocabulaire.
    Mais sa venue est toujours la promesse pour chacun de ses collaborateurs de faire avancer ses pions. Car l’homme est rare, happé par ses chantiers sur toute la surface du globe et parce qu’il a
    décidé, il y a deux ans, de poser ses effets personnels sur les hauteurs de Nice, dans les murs du camp militaire du mont Boron où il peaufine les contours d’une fondation destinée à favoriser
    l’émergence d’une architecture innovante. Jean Nouvel arrive effectivement et, comme à son habitude, ne franchit pas la porte principale de l’agence mais se dirige légèrement plus à gauche, vers
    le bureau long et étroit des deux Charlotte : Charlotte Kruk, la fidèle des fidèles, fine lame blonde en charge de son (très lourd) agenda, et Charlotte Schlumberger, son assistante.
  </p>
  <p>
    <i>"Jean n’a pas de bureau à lui</i>, explique Charlotte Kruk. <i>Juste un strapontin à l’étage de la direction et ce petit tabouret à vis à côté de mon bureau où il s’assied en arrivant."</i> Ce
    que fait le maestro, toujours vêtu de noir car, comme l’a dit souvent ce natif du Lot-et-Garonne au physique de rugbyman (d’avant la professionnalisation), <i>"d’abord, ça peut aider pour la
    silhouette, ensuite c’est la couleur de la nuit, celle aussi qui permet de jouer sur les contrastes"</i>. La journée s’annonce sportive. Charlotte Kruk rappelle d’abord que le journaliste du
    Monde 2 ne lâchera pas l’architecte d’une semelle jusqu’au surlendemain non plus que le photographe dudit journal. Il va lui falloir aussi rencontrer pas mal de gens, de l’agence et d’ailleurs.
    Jean Nouvel pose ses journaux, écoute, obéit. Les Charlotte ont l’air satisfait, ce qui est toujours bon signe pour la suite.
  </p>
  <p>
    Dans les étages, chacun peaufine les questions qu’il pourra – peut-être – poser au patron que les succès internationaux, symbolisés par l’obtention au printemps du Nobel de l’architecture, le
    Pritzker Prize, éloignent souvent de Paris et donc des siens. Ceux-là, après de longues années d’une peu savante désorganisation qui a conduit l’agence à la faillite en 1993, sont désormais
    structurés de manière à concrétiser le mieux possible les visions de leur mentor et à satisfaire les commanditaires du monde entier. Au sommet, Jean Nouvel et Michel Pélissié, PDG de l’agence ; à
    leurs côtés, un homme secret, méfiant, mais souvent divertissant, par ailleurs éditeur exigeant, Hubert Tonka, conseiller personnel, et Fabrice Lextrait, lui beaucoup plus disert, qu’ailleurs on
    nommerait directeur administratif mais pas ici, parce qu’il est plus que cela, au plus près des nécessités artistiques de l’agence ; viennent ensuite les <i>"partenaires"</i>, un groupe constitué
    par les six membres de la structure de création, garde artistique de l’architecte, auxquels s’ajoutent le directeur financier et le directeur commercial ; puis viennent une vingtaine de chefs de
    projets et les chefs des structures – graphisme, 2D, 3D, paysage, maquettes, informatique… Au total, 163 fiches de paie ont été établies en décembre 2007 par Ateliers Jean Nouvel (AJN), parmi
    lesquelles celles de 90 architectes environ.<br>
    <b><br>
    PROMENADE ARCHITECTURALE</b>
  </p>
  <p>
    Qu’ils soient le fruit d’un concours ou la réponse à une invitation, les projets d’AJN sont nombreux, de plus en plus nombreux. Visiter les locaux de l’agence, c’est parcourir le monde et prendre
    la mesure de l’immensité des tâches. Ainsi, au premier étage, l’espace est-il découpé en cinq travées. Les quatre premières sont dévolues à la conception d’une tour à Marseille, d’un showroom de
    design à Montpellier, au projet du Grand Paris – AJN fait partie des cinq rescapés encore en course –, au musée du Qatar, à un immeuble de logements de luxe à Chelsea et à la tour de verre,
    voisine du MoMA (Museum of Modern Art) à New York. Dans la dernière travée, une petite équipe est entièrement dédiée au paysage et travaille pour l’ensemble de l’agence. Au même étage, dans un
    bâtiment contigu, on peaufine les contours de deux tours à Sydney, bureaux et logements, tandis qu’une escouade s’emploie sur des ordinateurs à concevoir des rendus en 2D et en 3D… Plus loin, on
    s’active sur des bureaux à Londres et à Singapour, sur la future antenne du Louvre à Abou Dhabi, tandis qu’une équipe s’attaque à un énorme projet, tout nouveau : la construction d’un hôtel de 4
    000 chambres sur le Strip de Las Vegas pour le compte de Sol Kerzner, l’un des géants mondiaux du tourisme. L’affaire est d’une telle importance que Jean Nouvel a souhaité que quelque 40
    personnes s’attellent à ce projet et s’installent bientôt pour quatre ans dans des locaux spécifiques loués dans le quartier de la République. Une autre cellule, en charge de la Philharmonie de
    Paris, est ainsi <i>"décentralisée"</i> sur le futur site de cet équipement, majeur pour Paris comme pour l’agence elle-même, à la porte de Pantin, au nord-est de la capitale. Et AJN compte
    plusieurs cabinets d’architecture associés à ses projets, à Paris et dans plusieurs grandes capitales.
  </p>
  <p>
    Au deuxième étage du bâtiment principal, la promenade architecturale continue et passe par Le Havre (tour du Centre de la mer), Montpellier (hôtel de ville et ZAC), Vienne (logements et hôtel),
    Colle di Val d’Elsa, en Toscane (bibliothèque et place centrale), et Tanger (zone portuaire)… C’est donc presque essoufflé que l’on rejoint les bureaux de la direction d’AJN et particulièrement
    celui de Michel Pélissié, camarade de Jean Nouvel depuis l’adolescence, qui a conduit le redressement de ses affaires et permis son développement depuis bientôt quatorze ans.
  </p>
  <p>
    <i>"Lui et moi sommes des cousins-copains"</i>, dit d’emblée le jovial président d’AJN, ancien élu communiste, entre autres métiers qu’il a exercés, de la ville d’Antony, dans les Hauts-de-Seine.
    <i>"En 1993, il m’a appelé car il n’y arrivait plus. Nous avons repris seulement les actifs de son agence précédente grâce à un administrateur qui était fou amoureux de lui. Les projets du Grand
    Stade à Saint-Denis – même si c’est un souvenir douloureux puisque sa construction nous a échappé après qu’on a gagné le concours – et du centre culturel de Lucerne en Suisse nous ont permis de
    repartir du bon pied. Il faut aussi rendre hommage à l’associé de Jean avant la reprise, Emmanuel Cattani, qui avait permis l’essor de l’agence à l’international. Nous avons donc repris 35
    salariés et réalisé la première année un chiffre d’affaires de… 4 millions d’euros. En 2007, il a dépassé les 32 millions et nous avons dégagé une marge nette de 7 millions."</i> Au même étage
    officie Fabrice Lextrait, ancien directeur de la Friche de la Belle-de-Mai, à Marseille, une pépinière artistique dont Jean Nouvel fut le président. <i>"En 2002, Jean m’a demandé de venir
    travailler avec lui afin de faire évoluer l’organisation du travail, d’améliorer la productivité de nos équipes et de créer une plus grande fluidité entre l’administration et la création. Pour
    rester au plus près des exigences de Jean, nous avons créé l’échelon des partenaires , à égalité fonctionnelle et salariale. Aujourd’hui, nous disposons d’un outil d’une puissance formidable,
    doté d’une éthique, d’une ambition politique et artistique cohérente. Le défi majeur est de conserver son œuvre, sans l’affadir ou la diluer. Nouvel, ce n’est pas un style mais une méthode de
    pensée, c’est plus difficile à apprendre…"</i><br>
    <i><br></i><b>"L’ILLUSIONNISTE A ENCORE FRAPPÉ"</b>
  </p>
  <p>
    Au côté des deux hommes opère dans la plus grande discrétion une collaboratrice capitale, Ariane Dienstag. <i>"Tout passe par elle</i>, explique Michel Pélissié. <i>Elle reçoit tous les jours,
    des quatre coins du monde, trois ou quatre demandes de maîtres d’ouvrage que nous filtrons lors de réunions régulières. On reçoit ensuite les clients retenus, on les teste et on décide si on leur
    fait rencontrer Jean ou pas. Après quinze ans de collaboration, on sait un petit peu ce qui peut l’intéresser."</i> Quand ce premier filtre est passé, l’architecte dialogue avec le client puis
    réunit les collaborateurs qui sont à ses yeux les mieux armés pour répondre à sa commande. Commencent alors de longues discussions pendant lesquelles Jean Nouvel dit ce qu’il veut, dit ce qu’il
    voit, éventuellement crayonne une forme, après quoi l’équipe se met au travail. Cela donne des réunions extrêmement denses durant lesquelles l’architecte vérifie la solidité de ses concepts et
    valide les esquisses qui lui sont présentées. Cela produit des échanges souvent drolatiques où fusent dans la bouche de Jean Nouvel des saillies savoureuses : <i>" Il faut que les gens disent que
    l’illusionniste a encore frappé ! "</i> ; <i>" Si tu fais des poteaux, on va encore se fâcher, tu n’as qu’à les remplacer par des gaines porteuses… "</i> ; <i>" Quand je vois ça, je n’ai aucune
    émotion… "</i> Le tout est dit sur un ton tranchant, jamais méchant, qui accepte la contradiction à condition qu’elle soit circonstanciée.
  </p>
  <p>
    Les équipes en charge des projets sont toujours placées sous l’autorité d’un membre de la cellule des partenaires, choisi par le patron. Ceux-là sont de plusieurs espèces, rompus à des
    disciplines différentes et complémentaires, arrivés à l’agence par des chemins différents.
  </p>
  <p>
    <i>" Avec Jean, tout commence par un poème, un mystère, une profondeur</i>, explique Toshihiro Kubota, membre de la structure de création architecturale et partenaire d’AJN. <i>Les espaces qu’il
    imagine traduisent tous une émotion. C’est une démarche très sensible que vous ne retrouverez chez aucun autre architecte. "</i> Le jeune designer japonais, diplômé de l’école Creapole à Paris,
    vient du monde de la décoration intérieure. <i>" On m’a recruté sur CV pour travailler en 3D. Petit à petit, je suis devenu le chef de projets qui nécessitaient un travail difficile sur les
    images, comme aujourd’hui la Philharmonie de Paris, le musée de Doha ou l’aquarium de l’hôtel de Las Vegas. Ça marche très bien avec Jean parce que j’aime traduire ses visions, ses dialogues
    entre l’ombre et la lumière, l’intérieur et l’extérieur, sa réflexion sur le verre qui est très proche de notre conception, au Japon, de la cloison traditionnelle de papier. J’ai forcément une
    relation un peu bizarre avec lui. Comme j’ai quitté mon pays, ma famille, il est non seulement mon maître mais un peu mon père. Je n’ai pas le temps de me fabriquer des proches, ils sont tous
    ici… "</i>
  </p>
  <p>
    <b>LA FORME DES PETITES CUILLÈRES</b>
  </p>
  <p>
    On peut aussi rejoindre l’agence par amitié pour l’architecte. C’est le cas d’Odile Fillon, sa première épouse et la mère de ses deux fils, qui a pris cette année la direction de Jean Nouvel
    Design, filiale d’AJN, installée au rez-de-chaussée de l’immeuble contigu à celui de l’agence. <i>" Jusqu’ici, le design était mélangé à l’agence. Depuis mars, c’est une structure autonome dont
    Jean est président. Je me suis donné six mois pour être sûre d’être compétente à son côté. "</i> Les missions de JND sont diverses : réaliser des projets d’architecture intérieure liés aux
    chantiers de l’agence, concevoir et commercialiser avec les grands éditeurs les produits dessinés par Jean Nouvel (comme hier la table à succès baptisée Less ou demain les luminaires Troll pour
    la ville de Barcelone) et dénicher ses propres contrats. <i>" Nous venons de signer notre premier projet, confie, réjouie, Odile Fillon, assise dans un bureau d’où elle apprend à régner sur une
    équipe de 20 personnes. C’est un restaurant à Madrid, dans les murs d’une ancienne discothèque. Et nous sommes heureux que Jean soit là aujourd’hui pour lui présenter nos premières propositions.
    Car non seulement il est à l’origine des idées mais il va jusqu’au bout des choses, contrôle tout, de l’architecture intérieure jusqu’à la forme des petites cuillères… "</i>
  </p>
  <p>
    Un engagement, un souci du détail qui ont séduit Mirco Tardio, qui appartient à la cellule de création architecturale. <i>" J’ai assisté à une conférence de Jean lors de la Triennale de Milan au
    début des années 1990, se souvient le jeune architecte italien. J’ai fini par envoyer un CV à l’agence, sans illusion. Huit mois plus tard, ils m’ont appelé car ils voulaient se lancer dans la
    réalisation d’images de synthèse, ma spécialité. Désormais, ma principale fonction est de m’assurer que les réalisations restent au plus près des concepts voulus par Jean. "</i> Mirco Tardio ne
    tarit pas d’éloge sur son patron : <i>" C’est un être imprévisible. On peut toujours essayer de le précéder dans l’élaboration d’un concept, il arrive et on est épaté. Ses solutions sont toujours
    dix fois plus simples. Son degré de perception n’appartient qu’à lui. Il est irremplaçable. "</i> Aussi est-on en droit, sans vouloir d’aucune façon la mort du pécheur, de se poser la question de
    "l’après-Nouvel", d’autant que Jean Nouvel s’est fait une belle peur en 2007 après une rude maladie pulmonaire. <i>" La création dans notre organisation d’une cellule de partenaires était non
    seulement une rationalisation de notre travail, mais aussi une préfiguration de l’avenir</i>, répond Michel Pélissié. <i>Nous voudrions que cette entreprise vive au-delà de nos existences
    propres. On peut prendre l’exemple de l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei. S’il est certain que l’œuvre de Jean s’arrêtera avec Jean, il n’en va pas de même pour l’entreprise.
    L’architecture n’est pas un style, mais une attitude. Nous faisons tout pour que se transmette et se perpétue cette attitude."</i> C’est tout le malheur que l’on peut souhaiter à cette agence
    aujourd’hui en pleine forme. A fréquenter ses bureaux, à partager un peu du temps de ceux qui y travaillent, on est frappé par l’énergie qui circule à tous les étages, une certaine forme de joie
    de vivre et surtout l’intelligence palpable que dégagent les membres de ce phalanstère sans équivalent en France.
  </p>
  <p>
    <img border="0" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2008/08/08/h_4_ill_1081765_nouvel.jpg">
  </p>
  <p>
    Olivier Schmitt, Le Monde, 09.08.08
  </p>
  <p>
    <a href=
    "http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/08/08/un-pour-tous-tous-pour-jean-nouvel_1081762_1004868.html">http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/08/08/un-pour-tous-tous-pour-jean-nouvel_1081762_1004868.html</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 21:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eb3e2fc98e01109ce60d9d5b0017a685</guid>
                        <comments>http://www.archiblog.fr/article-91358281-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[PETER EISENMAN / L'ambition maximale est toujours nécessaire]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-peter-eisenman-l-ambition-maximale-est-toujours-necessaire-90502406.html</link>        <description><![CDATA[<div class="col1 article">
    <div class="chap" style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/01(@ManuelGonzalezVicente)_B.jpg" class=
      "img-top">&nbsp;</span>
      <p class="chapeau">
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Anatxu Zabalbeascoa, historienne et journaliste au quotidien espagnol El Pais, propose dans les colonnes de l'édition du 10 avril
        2011, à l'occasion de l'inauguration de la Cité de la Culture à Saint-Jacques de Compostelle, une longue interview avec Peter Eisenman. L'architecte s'explique, l'homme se confesse. Rares
        sont les moments d'une telle vérité.</span>
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
    <div class="fck">
      <p style="text-align: justify;">
        &nbsp;
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Contexte<br></strong>Pour accompagner l'article un encart intitulé 'La grande échelle pour être dans l'histoire' résume
        quelques informations essentielles :</span><br>
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Né à Newark (USA) en août 1932, Peter Eisenman s'est formé dans les années 50 avec une légende, Walter Gropius. Connu
        internationalement pour sa vision provocante et monumentaliste (la grande échelle comme il l'appelle) de l'architecture, il livre ces dix dernières années l'imposant Mémorial de l'Holocauste
        à Berlin et l'audacieuse et polémique Cité de la Culture.</span><br>
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La Cité à Saint-Jacques de Compostelle a suscité de vives critiques, son coût initial de 108 millions d'euros étant passé à plus de
        400.</span><br>
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>AZ</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>PETER EISENMAN : «L'AMBITION MAXIMALE EST TOUJOURS NECESSAIRE»<br></strong>Anatxu Zabalbeascoa | El Pais</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Madrid -</strong> Si la Cité de la Culture est un projet controversé en Galice, son auteur, l'Américain Peter Eisenman
        (Newark, New Jersey, 1932) est un homme habitué à la discorde et au rejet et qui s’alimente de deux obsessions : faire avec un langage de son temps qui, par la même, reste hors du temps.
        L'auteur de l’imposant mémorial de l'Holocauste à Berlin, a été, avant d’avoir posé une seule pierre, docteur en philosophie à l’université de Cambridge. «<em>De trop savoir, ma vie en a été
        ruinée</em>», dit-il.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Ce porte drapeau du déconstructivisme, qui proposait de briser le périmètre des édifices en appliquant à l’architecture des normes
        linguistiques, a construit en Espagne un autre bâtiment, celui de l'Université de Gandia. La veille de l'entrevue, au cours d'une conférence au Circulo de Bellas Artes de Madrid, Eisenman a
        affirmé que jamais il ne vivrait dans une maison dont il aurait conçu le dessin, reconnaissant préférer les choses «<em>plus innocentes mais si simples</em>».</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/02(@ChrisWiley)_B.jpg" alt="02(@ChrisWiley).jpg"></span> <strong>Anatxu Zabalbeascoa&nbsp;: Alors, pourquoi votre
        architecture est si complexe&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Peter Eisenman&nbsp;:</strong> Il y a une différence entre l'art et la vie. Je suis plus à l'aise dans un lieu anonyme qui
        ne soit pas une annonce. Je n'ai jamais voulu faire ma propre maison. Mais la complexité de mon travail est due au fait que j'ai choisi d'être architecte, architecte d'une époque, la mienne,
        plutôt que d’un lieu. Je me demande s’il est possible de faire en sorte que quelqu’un doute de l’époque dans laquelle il vit à cause de l’architecture. Je crois avoir réussi quelque chose de
        similaire avec le Monument pour l’Holocauste à Berlin. La sensation de se sentir perdu fait que d’aucuns peuvent mieux prendre conscience de l’existence. Ceci est infaisable dans une maison.
        Au début de ma carrière, je disais qu’il n’y aurait que des logements mais j’ai grandi. Les gammes sont aussi de la musique. Un morceau n’est pas un opéra. Ils ne peuvent pas aspirer à la
        même chose.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous vous intéressez à l’opéra&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Seuls les projets de grande échelle peuvent se confronter aux problèmes de notre temps. J’ai eu la chance de pouvoir faire six
        édifices à Saint-Jacques de Compostelle qui sont comme plusieurs voix chantées en même temps. Je crois qu’il est possible que la Cité de la Culture se convertisse en une oeuvre historique. Il
        est important que la Galice se sente autre chose que le bout du Finistère de l’Espagne. Quand je lis les commentaires que les 35.000 personnes qui l’ont visité les trois semaines suivant
        l’inauguration disant que le lieu est majestueux, je sens qu’ils s'enorgueillissent et ceci faisait partie de ce qui était recherché à l’époque du concours.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Croyez-vous que la cathédrale les enorgueillit suffisamment&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je crois que la Cité de la Culture cherchait à être un monument séculaire en un lieu traditionnellement religieux. Des trois
        communautés autonomes ayant leur propre langue, la Galice n’avait pas l’industrie ni la modernité de la Catalogne ou du Pays Basque. Agricole et pauvre, il lui manque les infrastructures
        culturelles de ses voisins. L’idée d’assembler autant d’installations justifiait la Cité. De plus, à l’époque du concours, les conditions économiques étaient autres. La Galice a décidé
        d’investir dans ce projet au lieu de gaspiller l’argent. Aujourd’hui, il pourrait ne rien y avoir et ce que nous voyons est d'ailleurs fait pour demain, non pour maintenant. La région perdait
        sa population et comment pourrait-elle la récupérer sans infrastructures culturelles de notre époque&nbsp;?</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/03(@PaisajesEspanoles)_B.jpg" alt="03(@PaisajesEspanoles)_B.jpg"></span><strong>Vous êtes en train de dire que la Cité
        ancre la Galice dans l’époque actuelle&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Oui, elle aidera à mener la région jusqu’au présent tout en l’éloignant de la nostalgie du passé.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous dites que les bonnes idées ne vieillissent pas. Et la Cité&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Ils ont pensé faire quelque chose de grand et je continue de le croire. Les gens doivent se rendre compte que le coût a changé
        parce que le programme a changé. De 60.000m² nous sommes passés à 150.000. La bibliothèque a dû doubler sa capacité afin de créer un espace pour un million de livres. S’ils ont les
        livres&nbsp;? Ceci n’est pas mon affaire. Le projet a coûté 2.200 euros par m². La moitié de ce qu'a couté ceux d’Herzog &amp; de Meuron ou Moneo.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Un architecte se demande-t-il si ce qu’il fait est nécessaire pour un lieu&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Certains se demandent si&nbsp;ce que nous faisons est moral. Si c’est correct. Certains se demandent même si le travail est
        intéressant. Il y a, je pense, de par le monde, trop d’architecture, d'autant plus que 80% de ce que font les architectes n’est pas pertinent et n’a d’ambition ni politique ni sociale. A
        Milan, nous faisons une tour de logements de ce type, sa conception est adaptée à la réglementation et à l’obsession du client à exprimer des mètres carrés. Nous le faisons comme un défi pour
        alimenter l’agence. Mais aucun ne va penser faire de la grande architecture. Saint-Jacques n’était pas de ce type. Le mémorial de l’Holocauste non plus. Sont-ils nécessaires&nbsp;? Je crois
        que la plus grande ambition est toujours nécessaire.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Combien de fois un architecte peut-il signer un travail qui représente son idéologie&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Peu de fois, s'il le peut. Les composantes de l’idéologie moderne, logements et infrastructures, se sont perdus dans la
        spéculation. Peu s’en émeuvent et les gens préfèrent les centres commerciaux. Les jeunes d’aujourd’hui paraissent avoir perdu l’opportunité de participer à des projets qui changent le monde.
        Quelle est aujourd’hui la possibilité de faire une architecture de compromis social&nbsp;? Un musée&nbsp;? Pas même un logement.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/04(@ManuelGonzalezVicente)_B.jpg" alt="04(@ManuelGonzalezVicente)_S.jpg"></span><strong>Et des centres commerciaux conçus
        différemment&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Peut-être. Mais l’architecture importe peu aux usagers des centres commerciaux. Ils ne comprennent que les formes. Quand j’ai
        travaillé pour Gropius dans les années 50, son agence était la meilleure. Au même niveau que Mies Van der Rohe. Il y avait des possibilités. Mais notre travail était anodin. Ce n’était pas
        les travailleurs, c’était l’esprit. Tout était banal, il n’y avait pas d'inspiration. Gropius n’avait pas de vision. Ceci m'a fait douter. Je me suis demandé si Gropius avait toujours été
        ainsi et j’en ai conclu qu’il n’a jamais eu d’autres projets que son propre égo.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Pensez-vous qu’il y a aujourd’hui beaucoup d’architectes intéressés par autre chose que leur propre
        égo&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Il y en a plus que jamais. Rem Koolhaas a un grand égo mais Rafael Moneo s'intéresse à quelque chose d’autre comme Venturi et comme
        beaucoup de jeunes architectes. L’Espagne est un des pays qui prépare le mieux ses architectes à avoir une oeuvre faisant sens et ayant une responsabilité morale.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Comment se sent un architecte quand ce qu'il considère être son oeuvre maîtresse n’est pas valorisée par la majorité des
        gens&nbsp;?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Si tout le monde l'aimait, quelque chose n'irait pas bien. Si vous êtes un personnage public vous devez admettre la critique. Une
        question se pose avec chaque projet : croyez-vous en lui suffisamment pour lutter et supporter tout ce qu’il faudra supporter à travers lui ? Je ne souhaite pas plaire à tout le monde. Je
        demande seulement qu'on sache voir ce qu'il y a à Saint-Jacques. Je crois que d'aucuns peuvent aller là-bas et sentir la passion dans cette oeuvre. Je crois qu'il faut juger avec justice et
        non à travers l'actuelle crise économique. On ne peut pas critiquer le fait qu'elle soit trop grande ou qu'elle ait couté trop cher. La critique doit être autre. La Galice avait besoin de
        quelque chose à cette échelle.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Le temps permet-il de mieux comprendre vos réalisations ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le Mémorial pour l'Holocauste à Berlin a rencontré une forte opposition. Ces deux projets, en Galice et à Berlin, sont aussi bien
        de l'architecture que du paysage. Ils récréent un lieu, un lieu hors du temps qui permet à n'importe qui de se sentir en dehors du temps. Cela fait des semaines que le public prise une partie
        de la place allant jusqu'à la couverture de l'édifice. Quelqu'un peut se demander quel type d'architecte pourrait faire une rampe d'accès qui ne mène nulle part... Ce n'est pas une rampe,
        mais le sol qui se soulève.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Pourquoi faire ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Pourquoi ? Les gens n'aiment-ils pas s'élever ? Dîtes-le moi. Je ne sais pas. Mais tous vont là, ils font des photos. Ce n'est pas
        l'édifice, c'est le sol qui finit par être une partie de l'édifice. C'est un lieu qui dégage une force et ce sont les gens qui expriment cette force. C'est un site très populaire. Que
        ressentent les visiteurs à cet endroit ? Je ne le sais pas. L'incertitude ? Le déséquilibre ?</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous vous êtes demandé si l'incertitude est toujours significative en architecture. C'était au moment où vous arrêtiez de
        construire des logements et où vous commenciez à vous psychanalyser. Vous l'avez fait durant vingt ans.</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le critique Manfredo Tafuri m'a accusé de vouloir voler comme Icare et d'aller trop près du soleil. Après vingt ans de
        psychanalyse, j'ai appris ce que je savais déjà, que je voulais justement m'approcher trop près du soleil. Mais jamais personne n'a été capable de m'expliquer la manière de chercher, sur
        terre, le soleil.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Qu'avez vous appris par la psychanalyse ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dois-je m'allonger ? Ce que j'ai fait à travers la psychanalyse a été d'en finir avec mon couple (un couple que je n'avais pas cru
        possible de briser), d'en finir avec ma vie académique et de me pousser à la pratique architecturale. Mon idée concernant la manière de faire de l'architecture a changé. J'ai vécu entouré de
        psychiatres. Mon arrière beau-père a été le psychanalyste de Jackson Pollock, la famille de ma première femme s'est entièrement psychanalysée et moi même, pendant longtemps, j'ai eu deux
        psychanalystes, un à Los Angeles, l'autre à New-York.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Comme dans les films.</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je me sentais être sur une barque, au milieu d'un fleuve, en plein brouillard. J'entendais des appels d'un côté et de l'autre,
        l'annonce d'une rive. Au final toute ma famille est passée par l'analyse : ma femme, mes enfants, y compris ceux de mon premier mariage...</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Et ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La psychanalyse ne vous rend pas meilleur, elle vous fait comprendre pourquoi vous êtes tel que vous êtes. Elle ne vous soigne pas.
        Qui plus est, certains disent que les plus fous sont les analystes eux-mêmes, presque tous lunatiques. Mais ils vous donnent la liberté et m'ont fait accepter qui je suis.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/05(@ManuelGonzalezVicente)_B.jpg" alt="05(@ManuelGonzalezVicente).jpg"></span><strong>Et qui êtes-vous ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Une personne qui ne doit pas mentir.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Le faisiez-vous ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je n'étais pas en paix. En disant ce que je pensais, j'ai pu faire la paix avec mon passé. Je l'ai fait avec mes origines juives
        grâce au projet du Mémorial pour l'Holocauste. J'ai grandi dans une famille laïque. Nous faisions même un sapin de Noël. Je n'ai connu mes origines juives qu'à l'âge de 11 ans et un enfant
        m'a dit qu'il ne pouvait pas jouer avec moi parce que j'étais juif. Depuis, j'ai refusé de l'être et me suis enfermé. La psychanalyse m'a permis de dire qui je suis, à savoir d'ascendance
        juive, non pratiquant... J'ai appris ce qui paraît la chose la plus difficile au monde. Dire quelles sont les choses qui brûlent en soi. En d'autres termes, la psychanalyse vous oblige à dire
        ce que vous ne voulez pas dire et, normalement, il s'agit du plus important.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Cela s'applique aussi à l'architecture ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Lors de la conférence 'del Circulo' de Bellas Artes j'ai essayé de dire ce qui brûle en moi. Qu'est ce que l'idéologie aujourd'hui
        ? Je veux savoir ce qu'est l'architecture aujourd'hui. Je ne connais pas la réponse. N'allez pas intituler l'interview comme ça.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Ce serait un bon titre : 'L'auteur de la Cité de la Musique déclare qu'il ne sait pas ce qu'est
        l'architecture'.</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Tel que je suis ou comme j'ai été fait, j'ai besoin de comprendre tout ceci.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous sentez-vous libre ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je pense que personne ne sait aujourd'hui ce qu'est l'architecture. Je sais qu'il ne s'agit pas de l'esthétisation de l'idéologie
        (comme l'essayèrent les nazis) mais, si l'architecture est politique, quelle est la place de la composante esthétique ?</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/06(@RolandHalbe)_B.jpg" alt="06(@RolandHalbe)_S.jpg"></span><strong>Votre travail prend en compte l'esthétique
        ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La cité est belle. Mais l'esthétique est accidentelle, inespérée. Elle n'est pas un objectif. Combien de projets importants peut-on
        faire en une vie ? Combien de projets nécessaires ? Saint-Jacques, une fois terminé, sera l'une des oeuvres les plus importantes de ma vie. J'ai réalisé trente édifices qui ne peuvent en
        aucune façon être tous importants.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Quand avez-vous su que Saint-Jacques ou Berlin seraient des oeuvres importantes ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">A Berlin, le Mémorial de l'Holocauste est fondamental. Si vous affrontez quelque chose d'aussi épineux, le monument sera important
        très longtemps. Nous l'avons bien fait. L'histoire nous dira si Saint-Jacques est important. D'abord, il faut achever le projet. Il manque encore les rues afin de convertir l'ensemble en
        territoire. Il manque le musée, un édifice saisissant qui sera inauguré en septembre. Il y a aussi l'auditorium qui aura un impact fort. Quand il sera terminé, l'histoire pourra juger.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous aimez Manuel Fraga ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Oui, il se réjouit du projet. Je l'ai vu lors de l'inauguration et l'ai embrassé. Nous avons sympathisé. Je crois qu'il est
        important pour l'histoire de l'Espagne.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Savez-vous ce qu'il représente dans l'histoire de l'Espagne ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Il a été un brillant professeur dans les années 70. Il a essayé de démocratiser le régime. L’Opus le mit au gouvernement puis,
        étant volatil, il s'est converti en ambassadeur au Royaume-Uni. Il est un ami de Fidel Castro, chose qui dérange beaucoup au PP. Il a créé les paradores, a participé à la fondation de El
        Pais. Je crois qu'il sera jugé comme une figure plus importante encore que Suarez. Il a du moins été pour moi une figure clef. Et maintenant il se réjouit de la Cité de la Culture.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>C'est son monument ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Il le voit ainsi et souhaite son achèvement. Mais vous devriez plutôt lui demander à lui. Il a été puissant et continue d'être un
        homme fort. Il est l'un des clients les plus importants que j'ai jamais eu. Il comprend le monde.</span><br>
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">[...]</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/07(@ManuelGonzalezVicente)_B.jpg" alt="07(@ManuelGonzalezVicente).jpg"></span> <strong>Après ces années passées à la
        conception de la Cité, qu'est ce qui a changé dans votre agence ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je suis plus rapide. Il y a dix ans, si une pierre me manquait, la terre se serait écroulée. Aujourd'hui, j'en trouve une autre
        pour la remplacer. Je crois que les différences de couleur peuvent améliorer un édifice. Ce qui en résulte est impossible à concevoir. D'aucuns apprennent dans les accidents.</span><br>
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">[...]</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>En tant que New-yorkais, qu'auriez vous fait pour le mémorial du 11 septembre ? Le site étant vide depuis une
        décennie.</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">J'ai participé au concours et je ne voudrais pas être injuste. Le mémorial de Berlin est bien mieux : 10 hectares pour 50 millions
        d'euros. Le projet de New York est estimé à 500 millions. C'est une quantité d'argent obscène. Il est évident qu'on pourrait faire un mémorial avec un seul dixième de cette somme.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>En sacrifiant la valeur commerciale de la zone ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je dois décider entre commerce et mémoire. A Berlin, tout était clair.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous croyez que la Cité est une fin ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dans l'absolu, la société aura toujours besoin de projets ambitieux. Surtout les sociétés en croissance. Nous avons besoin de
        symboles. L'échelle d'une icône est fondamentale. Il y aura plus encore de projets similaires. Je le crois et l'espère pour la prochaine génération. Au contraire des questions relatives au
        'où sommes nous ?' 'A la fin de tout ?' 'Le monde s'arrête-t-il après nous ?' Mes étudiants sont mieux préparés que jamais et n’auront pas moins d'opportunités que n'importe quelle autre
        génération. Leurs propositions seront nécessairement meilleures, du moins inespérées.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/08(@ManuelGonzalezVicente)_B.jpg" alt="08(@ManuelGonzalezVicente)_S.jpg"></span><strong>Aucun de vos enfants n'est
        architecte.</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Dieu merci, non. L’un fait du cinéma, l'autre est avocat. Les plus jeunes étudient.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Vous n'avez pas non plus d'architectes dans votre famille. Pourquoi avoir voulu l'être ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Par hasard. J'ai grandi dans une famille de classe moyenne supérieure. Mes parents étaient universitaires. Ma mère venait d'une
        riche famille juive allemande qui est arrivée aux Etats-Unis au milieu du XIXe siècle.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Que faisait-elle ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Rien. Rien de rien. Elle jouait aux cartes toute la journée. Elle a été éduquée pour ne rien faire. C'est une domestique noire qui
        m'a éduqué. Mon éducation sentimentale vient de cette femme. Je l'ai beaucoup aimée. Dans ce contexte, je suis allé à l'université parce que c'était ce que devait faire quelqu'un dans ma
        position. Je n'ai fait aucun choix jusque très tard dans la vie. Par exemple, je suis allé à Cornell parce que je n'ai pas réussi à entrer à Harvard. Psychologiquement et socialement non plus
        je n'étais pas préparé pour aller à Harvard. Mais il m'était égal d'aller d'un côté ou de l'autre. Je ne savais rien et rien ne me préoccupait. C'est mon père qui a choisi mon programme
        d'études : chimie (parce qu'il était chimiste) et allemand. Si un conseiller académique n'avait pas vu comment j'avais fait une maquette, je ne serais pas aujourd'hui architecte. J'avais
        alors décidé de faire des maquettes.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Et votre père comprit ce choix ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">C'était la semaine sainte et presque personne ne parlait. Je ne devais rien dire et ne savais pas comment annoncer la chose. Mais
        cette fois, je le fis et ils m'écoutèrent. Mon père nous a conduits dans un salon que nous n'utilisions jamais et ce que je disais alors acquérait un ton cérémonieux. J'annonçais vouloir
        devenir architecte. Mon père m'a demandé s'il s'agissait d'une plaisanterie. J'ai répondu que non. Il m'a donné une année pour essayer en me disant que si cela ne fonctionnait pas je devrais
        trouver du travail. Il ne s'en est jamais repenti.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Et quand avez-vous décidé d'être un architecte complexe ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Quand j'ai travaillé pour Gropius, je suis sorti avec une femme qui était de sept ans plus âgée que moi. C'était une femme
        puissante, riche et très éduquée, fille du président d'une compagnie nord-américaine d'acier. Nous avions une relation intense. Je lui ai dit vouloir aller étudier en Angleterre. Elle me
        demandait pourquoi et je lui répondais que j'avais besoin d'être un grand architecte. Depuis ce que j'avais vu à l'agence de Gropius, j'en avais besoin et je n'étais donc pas encore disposé à
        me marier. Deux mois après, je suis parti. Elle s'est suicidée. Ceci ne m'a pas laissé le choix. Je ne sais pas si je serai un grand architecte. J'ai seulement su que je me devais d'essayer
        d'être un grand architecte.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Pourquoi avoir essayé d'être grand à travers la complexité ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je ne vois pas d'autre manière. Mais je ne prétends pas être un grand architecte. Je n'ai pas le Pritzker.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><span class="BlocImage" style="width: 458px;"><img src=
        "http://www.lecourrierdelarchitecte.com/upload/article/article_1796/09(@NoelFeans)_B.jpg" alt="09(@NoelFeans)_B.jpg"></span><strong>Cela vous préoccupe ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je n'appartiens pas à ce club. J'appartiens à d'autres. Comme Joyce ou Borges qui n'ont jamais eu le Nobel. Quand ils l'ont donné à
        Koolhaas, je me suis dit qu'ils auraient dû me le donner avant. Et Zaha Hadid. Il y a vingt ans, oui cela me préoccupait. Aujourd'hui, non. J'aime la vie. S'ils m'offrent un jour le Pritzker
        et que je dois renoncer à être qui je suis, je ne l'accepterais pas.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Il y a vingt ans, le prix vous aurait-il changé la vie ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Sans doute. J'aurais pu être une personne et un architecte bien pire. J'aime être inquiet, curieux, éveillé, j'aime profiter de
        l'enseignement, de mes relations avec la jeunesse. Je suis au sommet de mon jeu : je pense être rapide, complexe mais clair. Je suis capable de dire ce dont j'ai besoin de dire et de penser
        ce dont j'ai besoin de penser. Je me sens libre quand nombre de mes collègue perdent leur liberté.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Puisque vous comparez architecture et musique, pourquoi aimez-vous tant Wagner et n'appréciez vous pas Schönberg
        ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">J'aime les oeuvres d'art totales. La grande musique, les grands livres. Je crois en la grandeur, en de grands projets qui peuvent
        réinventer les choses. L'Egypte a été un grand projet, la Russie, la Chine aussi. Je ne suis pas sûr que les Etats-Unis suivent le mouvement. L’Espagne non plus.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>A 78 ans, croyez-vous que les théories d'autres domaines comme la littérature peuvent s'appliquer à l'architecture
        ?</strong></span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Non. J'ai longtemps cru cela possible mais je n'ai pas pu le faire Je pense que l'architecture doit trouver sa théorie et son
        propre discours.</span>
      </p>
      <p style="text-align: justify;">
        <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;"><strong>Propos recueillis par Anatxu Zabalbeascoa | El Pais<br>
        10-04-2011<br>
        Adapté par&nbsp;: Jean-Philippe Hugron<br></strong></span>
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 09:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b0bcccf16727e92ee449c3facec918a4</guid>
                <category>Architectes</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-peter-eisenman-l-ambition-maximale-est-toujours-necessaire-90502406-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MICHEL DEGUY / La destruction de Paris]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-84037772.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <b>En gelant la circulation, la mairie a instauré un «couvre-vie» sur la ville.</b>
  </p>
  <p>
    La destruction de Paris Par Michel DEGUY
  </p>
  <p>
    QUOTIDIEN : mercredi 24 janvier 2007
  </p>
  <p>
    Michel Deguy écrivain, universitaire, directeur de la revue Po&amp;Sie.
  </p>
  <p>
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  </p>
  <p>
    Paris n'est plus une très grande ville. C'est une agréable cité, qui ressemble à un gros bourg paisible. Souvent le soir, traversant le boulevard Saint-Michel ou le Saint-Germain, à l'heure où
    Londres, New York grondent, j'aperçois un bus ou deux, vides aux trois quarts, trouant la nuit; quelques piétons se hâtent chez eux, comme dit le romancier. Les rez-de-chaussée commerciaux ont
    mis la veilleuse. Les surgelés Picard grelottent. Les SDF déplient leur couchage de carton.
  </p>
  <p>
    J'accuse la mairie de Paris d' <em>«entrave à la circulation»,</em> délit punissable.
  </p>
  <p>
    Ils ont voulu la province ­ le tramway obsolète, la plage ou la pétanque, la piétonisation villageoise, les maraudes ou les parcages des gros autocars touristiques, les quartiers chichi, les
    foires à brocante et à charcuterie.
  </p>
  <p>
    Le commerce a horreur du vide? Qu'on lui donne (?) les grandes places et les larges trottoirs; couverts à chaque fête (c'est tout le temps) de baraques de bois accolées où les crêpes, boudins et
    autres pots d'étain, attisent la convoitise de l' <em>occasion.</em> La fripe a rasé la librairie au Quartier-ex-latin; la plus-belle-avenue-du-monde <em>(sic)</em> est affermée par la boutique.
  </p>
  <p>
    Faute d'agrandir Paris en annexant la banlieue, on a transformé Paris en banlieue. Huit millions d'urbains sont traités de, et en, banlieusards; et les <em>intra-muros,</em> ces malheureux deux
    millions immuables bouclés à jamais dans leur ceinture et leur périphérique, obéissant à une poignée de dogmatiques omnipotents, subissent, paralysés, une transformation dévastatrice de leur
    Ville. On a détruit les grandes et belles avenues, jadis à la fois encombrées et rapides, les voici découpées en couloirs incompréhensibles, obstruées de trottoirs médians au profit de sinistres
    allées centrales avec leurs arrêts de bus en guérites-miradors au milieu de la chaussée. Partout les panneaux contradictoires, les Decaux exhibitionnistes, les interdictions peintes sur le
    bitume. La ville fléchée à mort se traîne.
  </p>
  <p>
    Montparnasse, Port-Royal, Gobelins, Saint-Marcel, Rivoli, Magenta, Sébastopol, Jean-Jaurès, l'axe Pigalle-Père-Lachaise, des kilomètres d'autres voies étranglées. Tout doit s'enfiler dans une
    interminable queue leu leu monomaniaque d'un exode harassé. <em>A contresens,</em> ils ont réussi cette prouesse d'installer à la fois la thrombose latérale et le vide central, le bouchon et le
    désert! Les deux <em>mauvais opposés</em> se gênent, conjuguant le pire, au lieu que les deux beaux contraires associés s'ajointent, la «spaciosité» avec l'animation. Dans la rue du Bac, un de
    nos rares axes Nord-Sud, et qui va se rétrécissant du Saint-Germain à la Seine, il n'y avait que deux files, et déjà saturées; on vient d'en supprimer une, en <em>«autorisant le stationnement à
    seule»</em> fin d'enrayer plus encore le débit!
  </p>
  <p>
    A-t-on augmenté le nombre des taxis et des bus? Nullement. A Londres, ils se touchent; à New York on ne voit qu'eux. Ici on les cherche. Il n'y a que le métro qui fonctionne bien, où l'on
    s'entasse. Tout ça pourquoi? Pour les vélos, les rollers, le jogging. Ils remodèlent Paris pour le dimanche des cyclistes et des familles. Pour cent vélos et quelques patins, ils vont fermer les
    voies sur berge et rêvent de «piétonniser» la Concorde. Le piéton roi a la priorité absolue, ce monstre légal, cette faute de jugement.
  </p>
  <p>
    Est-ce au nom d'un principe de réalité? Au contraire. Ni de plaisir. Parce que le Parisien n'est pas, et ne veut pas se faire, cycliste. Le Parisien n'est ni hollandais ni chinois. C'est dommage
    mais c'est comme ça. Premièrement il a «peur»; il croit que l'automobiliste veut sa mort. Deuxièmement, on l'a persuadé que l'air était irrespirable; ce qui est entièrement faux. (Attention:
    c'est un cycliste qui vous parle.) On ne s'étouffe que dans le métro.
  </p>
  <p>
    La Ville lumière est passée au couvre-feu, couvre-vie. Or ce qui compte, c'est l'animation. La vitalité d'une grande ville se mesure aux déplacements qu'on y doit et peut faire. Une ville
    mondiale n'est pas faite pour la promenade, le lèche-vitrines, les touristes. Attrape-soldes ou vacanciers, ils sont surnuméraires, parasitaires... Très importants, certes, mais secondaires. Le
    tourisme n'est pas le but, mais la bonne conséquence. Il ne faut pas prendre la marge pour le centre; erreur la plus répandue aujourd'hui. Paris n'est pas une plage, ni une station de ski;
    Paris-pétanque, Paris-pêche, Paris-pique-nique, ce n'est pas le programme. L'activité primaire, comparable (banalement) à celle d'un organisme, un scanner imaginaire en montrerait les vecteurs et
    les synapses d'échanges fourmillants, proliférants, inlassables. L'activité requiert la circulation. Il faut donc remettre en jeu <em>«contradictoirement»</em> les deux conditions de celle-ci: la
    «spaciosité» et la sanction contre les «stationneurs» abusifs. Démolir tout ce qui réduit la largeur des voies et des vues, et punir durement les «obstructeurs». Rendre à la circulation, au bon
    stationnement, et aux bons «embarras de Paris» un maximum de surface, ce qui implique de démolir les obstacles, les privilèges d'acier, recoins, vestibules en pavé, ronds-points accapareurs,
    barrières plantées, trottoirs géants; et conjointement traquer le parking sauvage et redompter le piéton-qui-a-tous-les-droits. Ne pas configurer la rue <em>«pour»</em> l'exception (l'invalide du
    coin, le corps diplomatique infatué), mais pour l'aisance générale. Faire monter le contentement et non la «râlerie», faciliter la danse des citoyens enlaçant leur ville.
  </p>
  <p>
    On a tout investi dans la voirie pour la saccager, rien dans le logement. Des millions d'euros furent coulés dans le bétonnage d'obstacles, l'«insularisation» des «quartiers», le «labyrinthage»
    des circuits; mais les hôtels insalubres brûlent, les églises ou les gymnases sont occupés, les loyers montent. Il faut <em>«construire»</em> ­ mais du logement social, de l'habitation modérée,
    des cités universitaires. Il faut ouvrir la ville à ses confins, et réinventer de beaux monuments. Ou renoncer à la gloire et à la modernité. Ce qui précisément arrive: le Comité olympique ne s'y
    est pas trompé.
  </p>
  <p>
    Tant qu'il y aura de l'auto-mobile, de tout format, c'est-à-dire vraisemblablement encore pendant tout le siècle, il est capital (c'est le cas de le dire) que les flux de circulation aient leur
    fluidité. Si vous ne voulez pas que les moteurs à explosion polluent, ce n'est pas le <em>«transport»</em> et ses véhicules qu'il faut entraver, ce sont les machines «à essence» qu'il faut
    remplacer. Inventez! Et comme il y eut des milliers d'attelages dans une belle odeur de crottin ( <em>«sentez-vous»</em> les vieilles cartes postales haussmanniennes?), il pourrait y avoir des
    dizaines de milliers de <em>«voitures»</em> d'un troisième type. Ce n'est pas le voiturage qui doit disparaitre pour une cité inanimée, interdite comme dans le tableau fameux, c'est le gaz
    d'échappement! Une métropole doit demeurer un tourbillon attractif; le mouvement l'emporter ­ en avant.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Sep 2011 11:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e3a01d678ab397245f17e5b93d63156e</guid>
                <category>Urbanisme</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-84037772-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[MANUEL DeLANDA / Deleuze et l’usage de l’algorythme génétique en architecture]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-83988350.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    The computer simulation of evolutionary processes is already a well established technique for the study of biological dynamics. One can unleash within a digital environment a population of
    virtual plants or animals and keep track of the way in which these creatures change as they mate and pass their virtual genetic materials to their offspring. The hard work goes into defining the
    relation between the virtual genes and the virtual bodily traits that they generate, everything else –keeping track of who mated with whom, assigning fitness values to each new form, determining
    how a gene spreads through a population over many generations– is a task performed automatically by certain computer programs collectively known as “genetic algorithms”. The study of the formal
    and functional properties of this type of software has now become a field in itself, quite separate from the applications in biological research which these simulations may have. In this essay I
    will deal neither with the computer science aspects of genetic algorithms (as a special case of “search algorithms”) nor with their use in biology, but focus instead on the applications which
    these techniques may have as aids in artistic design.
  </p>
  <p>
    In a sense evolutionary simulations replace design, since artists can use this software to breed new forms rather than specifically design them. This is basically correct but, as I argue below,
    there is a part of the process in which deliberate design is still a crucial component. Although the software itself is relatively well known and easily available, so that users may get the
    impression that breeding new forms has become a matter of routine, the space of possible designs that the algorithm searches needs to be sufficiently rich for the evolutionary results to be truly
    surprising. As an aid in design these techniques would be quite useless if the designer could easily foresee what forms will be bred. Only if virtual evolution can be used to explore a space rich
    enough so that all the possibilities cannot be considered in advance by the designer, only if what results shocks or at least surprises, can genetic algorithms be considered useful visualization
    tools. And in the task of designing rich search spaces certain philosophical ideas, which may be traced to the work of Gilles Deleuze, play a very important role. I will argue that the productive
    use of genetic algorithms implies the deployment of three forms of philosophical thinking (populational, intensive, and topological thinking) which were not invented by Deleuze but which he has
    brought together for the first time and made the basis for a brand new conception of the genesis of form.
  </p>
  <p>
    To be able to apply the genetic algorithm at all, a particular field of art needs to first solve the problem of how to represent the final product (a painting, a song, a building) in terms of the
    process that generated it, and then, how to represent this process itself as a well-defined sequence of operations. It is this sequence, or rather, the computer code that specifies it, that
    becomes the “genetic material” of the painting, song, or building in question. In the case of architects using computer-aided design (CAD) this problem becomes greatly simplified given that a CAD
    model of an architectural structure is already given by a series of operations. A round column, for example, is produced by a series such as this: 1) draw a line defining the profile of the
    column; 2) rotate this line to yield a surface of revolution; 3) perform a few “Boolean subtractions” to carve out some detail in the body of the column. Some software packages store this
    sequence and may even make available the actual computer code corresponding to it, so that this code now becomes the “virtual DNA” of the column. (A similar procedure is followed to create each
    of the other structural and ornamental elements of a building.)
  </p>
  <p>
    At this point we need to bring one of the philosophical resources I mentioned earlier to understand what happens next: population thinking. This style of reasoning was created in the 1930’s by
    the biologists who brought together Darwin’s and Mendel’s theories and synthesized the modern version of evolutionary theory. In a nut shell what characterizes this style may be phrased as “never
    think in terms of Adam and Eve but always in terms of larger reproductive communities”. More technically, the idea is that despite the fact that at any one time an evolved form is realized in
    individual organisms, the population not the individual is the matrix for the production of form. A given animal or plant architecture evolves slowly as genes propagate in a population, at
    different rates and at different times, so that the new form is slowly synthesized within the larger reproductive community. (1) The lesson for computer design is simply that once the
    relationship between the virtual genes and the virtual bodily traits of a CAD building has been worked out, as I just described, an entire population of such buildings needs to be unleashed
    within the computer, not just a couple of them. The architect must add to the CAD sequence of operations points at which spontaneous mutations may occur (in the column example: the relative
    proportions of the initial line; the center of rotation; the shape with which the Boolean subtraction is performed) and then let these mutant instructions propagate and interact in a collectivity
    over many generations.
  </p>
  <p>
    To population thinking Deleuze adds another cognitive style which in its present form is derived from thermodynamics, but which as he realizes has roots as far back as late medieval philosophy:
    intensive thinking. The modern definition of an intensive quantity is given by contrast with its opposite, an extensive quantity. The latter refers to the magnitudes with which architects are
    most familiar with, lengths, areas, volumes. These are defined as magnitudes which can be spatially subdivided: if one takes a volume of water, for example, and divides it in two halves, one ends
    up with two half volumes. The term “intensive” on the other hand, refers to quantities like temperature, pressure or speed, which cannot be so subdivided: if one divides in two halves a volume of
    water at ninety degrees of temperature one does not end up with two half volumes at forty five degrees of temperature, but with two halves at the original ninety degrees. Although for Deleuze
    this lack of divisibility is important, he also stresses another feature of intensive quantities: a difference of intensity spontaneously tends to cancel itself out and in the process, it drives
    fluxes of matter and energy. In other words, differences of intensity are productive differences since they drive processes in which the diversity of actual forms is produced. (2) For example,
    the process of embryogenesis, which produces a human body out of a fertilized egg, is a process driven by differences of intensity (differences of chemical concentration, of density, of surface
    tension).
  </p>
  <p>
    What does this mean for the architect? That unless one brings into a CAD model the intensive elements of structural engineering, basically, distributions of stress, a virtual building will not
    evolve as a building. In other words, if the column I described above is not linked to the rest of the building as a load-bearing element, by the third or fourth generation this column may be
    placed in such a way that it cannot perform its function of carrying loads in compression anymore. The only way of making sure that structural elements do not lose their function, and hence that
    the overall building does not lose viability as a stable structure, is to somehow represent the distribution of stresses, as well as what type of concentrations of stress endanger a structure’s
    integrity, as part of the process which translates virtual genes into bodies. In the case of real organisms, if a developing embryo becomes structurally unviable it won’t even get to reproductive
    age to be sorted out by natural selection. It gets selected out prior to that. A similar process would have to be simulated in the computer to make sure that the products of virtual evolution are
    viable in terms of structural engineering prior to being selected by the designer in terms of their “aesthetic fitness”.
  </p>
  <p>
    Now, let’s assume that these requirements have indeed been met, perhaps by an architect-hacker who takes existing software (a CAD package and a structural engineering package) and writes some
    code to bring the two together. If he or she now sets out to use virtual evolution as a design tool the fact that the only role left for a human is to be the judge of aesthetic fitness in every
    generation (that is, to let die buildings that do not look esthetically promising and let mate those that do) may be disappointing. The role of design has now been transformed into (some would
    say degraded down to) the equivalent of a prize-dog or a race-horse breeder. There clearly is an aesthetic component in the latter two activities, one is in a way, “sculpting” dogs or horses, but
    hardly the kind of creativity that one identifies with the development of a personal artistic style. Although today slogans about the “death of the author” and attitudes against the “romantic
    view of the genius” are in vogue, I expect this to be fad and questions of personal style to return to the spotlight. Will these future authors be satisfied with the role of breeders of virtual
    forms? Not that the process so far is routine in any sense. After all, the original CAD model must be endowed with mutation points at just the right places (an this involves design decisions) and
    much creativity will need to be exercised to link ornamental and structural elements in just the right way. But still this seems a far cry from a design process where one can develop a unique
    style.
  </p>
  <p>
    There is, however, another part of the process where stylistic questions are still crucial, although in a different sense than in ordinary design. Explaining this involves bringing in the third
    element in Deleuze’s philosophy of the genesis of form: topological thinking. One way to introduce this other style of thinking is by contrasting the results which artists have so far obtained
    with the genetic algorithm and those achieved by biological evolution. When one looks at current artistic results the most striking fact is that, once a few interesting forms have been generated,
    the evolutionary process seems to run out of possibilities. New forms do continue to emerge but they seem too close to the original ones, as if the space of possible designs which the process
    explores had been exhausted. (3) This is in sharp contrast with the incredible combinatorial productivity of natural forms, like the thousands of original architectural “designs” exhibited by
    vertebrate or insect bodies. Although biologists do not have a full explanation of this fact, one possible way of approaching the question is through the notion of a “body plan”.
  </p>
  <p>
    As vertebrates, the architecture of our bodies (which combines bones bearing loads in compression and muscles bearing then in tension) makes us part of the phylum “chordata”. The term “phylum”
    refers to a branch in the evolutionary tree (the first bifurcation after animal and plant “kingdoms”) but it also carries the idea of a shared body-plan, a kind of “abstract vertebrate” which, if
    folded and curled in particular sequences during embryogenesis, yields an elephant, twisted and stretched in another sequence yields a giraffe, and in yet other sequences of intensive operations
    yields snakes, eagles, sharks and humans. To put this differently, there are “abstract vertebrate” design elements, such as the tetrapod limb, which may be realized in structures as different as
    as the single digit limb of a horse, the wing of a bird, or the hand with opposing thumb of a human. Given that the proportions of each of these limbs, as well as the number and shape of digits,
    is variable, their common body plan cannot include any of these details. In other words, while the form of the final product (an actual horse, bird or human) does have specific lengths, areas and
    volumes, the body-plan cannot possibly be defined in these terms but must be abstract enough to be compatible with a myriad combination of these extensive quantities. Deleuze uses the term
    “abstract diagram” (or “virtual multiplicity”) to refer to entities like the vertebrate body plan, but his concept also includes the “body plans” of non-organic entities like clouds or mountains.
    (4)
  </p>
  <p>
    What kind of theoretical resources do we need to think about these abstract diagrams?. In mathematics the kind of spaces in which terms like “length” or “area” are fundamental notions are called
    “metric spaces”, the familiar Euclidean geometry being one example of this class. (Non-Euclidean geometries, using curved instead of flat spaces, are also metric). On the other hand, there are
    geometries where these notions are not basic, since these geometries possess operations which do not preserve lengths or areas unchanged. Architects are familiar with at least one of these
    geometries, projective geometry (as in perspective projections). In this case the operation “to project” may lengthen or shrink lengths and areas so these cannot be basic notions. In turn, those
    properties which do remain fixed under projections may not be preserved under yet other forms of geometry, such as differential geometry or topology. The operations allowed in the latter, such as
    stretching without tearing, and folding without gluing, preserve only a set of very abstract properties invariant. These topological invariants (such as the dimensionality of a space, or its
    connectivity) are precisely the elements we need to think about body plans (or more generally, abstract diagrams.) It is clear that the kind of spatial structure defining a body plan cannot be
    metric since embryological operations can produce a large variety of finished bodies, each with a different metric structure. Therefore body plans must be topological.
  </p>
  <p>
    To return to the genetic algorithm, if evolved architectural structures are to enjoy the same degree of combinatorial productivity as biological ones they must also begin with an adequate
    diagram, an “abstract building” corresponding to the “abstract vertebrate”. And it is a this point that design goes beyond mere breeding, with different artists designing different topological
    diagrams bearing their signature. The design process, however, will be quite different from the traditional one which operates within metric spaces. It is indeed too early to say just what kind
    of design methodologies will be necessary when one cannot use fixed lengths or even fixed proportions as aesthetic elements and must instead rely on pure connectivities (and other topological
    invariants). But what it is clear is that without this the space of possibilities which virtual evolution blindly searches will be too impoverished to be of any use. Thus, architects wishing to
    use this new tool must not only become hackers (so that they can create the code needed to bring extensive and intensive aspects together) but also be able “to hack” biology, thermodynamics,
    mathematics, and other areas of science to tap into the necessary resources. As fascinating as the idea of breeding buildings inside a computer may be, it is clear that mere digital technology
    without populational, intensive and topological thinking will never be enough.
  </p>
  <p>
    REFERENCES:
  </p>
  <p>
    (1) “First....the forms do not preexist the population, they are more like statistical results. The more a population assumes divergent forms, the more its multiplicity divides into
    multiplicities of a different nature....the more efficiently it distributes itself in the milieu, or divides up the milieu....Second, simultaneously and under the same conditions....degrees are
    no longer measured in terms of increasing perfection....but in terms of differential relations and coefficients such as selection pressure, catalytic action, speed of propagation, rate of growth,
    evolution, mutation....Darwinism’s two fundamental contributions move in the direction of a science of multiplicities: the substitution of populations for types, and the substitution of rates or
    differential relations for degrees.”
  </p>
  <p>
    Gilles Deleuze and Felix Guattari. A Thousand Plateaus. (University of Minnesota Press, Minneapolis, 1987). Page 48.
  </p>
  <p>
    (2) “Difference is not diversity. Diversity is given, but difference is that by which the given is given...Difference is not phenomenon but the nuomenon closest to the phenomenon...Every
    phenomenon refers to an inequality by which it is conditioned...Everything which happens and everything which appears is correlated with orders of differences: differences of level, temperature,
    pressure, tension, potential, difference of intensity”.
  </p>
  <p>
    Gilles Deleuze. Difference and Repetition. (Columbia University Press, New York, 1994). Page 222.
  </p>
  <p>
    (3) See for example:
  </p>
  <p>
    Stephen Todd and William Latham. Evolutionary Art and Computers. (Academic Press, New York, 1992).
  </p>
  <p>
    (4) “An abstract machine in itself is not physical or corporeal, any more than it is semiotic; it is diagrammatic (it knows nothing of the distinctions between the artificial and the natural
    either). It operates by matter, not by substance; by function, not by form...The abstract machine is pure Matter-Function -a diagram independent of the forms and substances, expressions and
    contents it will distribute.”
  </p>
  <p>
    Gilles Deleuze and Felix Guattari. A Thousand Plateaus. Op. Cit. Page 141
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Sep 2011 21:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b93ec5576f77f379a62b5c1ab40c680f</guid>
                        <comments>http://www.archiblog.fr/article-83988350-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[URBANISME / Géopoétique du Grand Paris]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-urbanisme-geopoetique-du-grand-paris-81114307.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Par Eric Hazan
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><span class="orange">Q</span>uelle étrange idée que de faire des plans pour le Grand Paris ! Le Grand Paris existe déjà, il est là sous
    nos yeux. Sa population s’élève à environ dix millions d’habitants, deux dedans et huit dehors. Ceux qui vivent dedans sont blancs pour la plupart, sauf dans les trois derniers arrondissements à
    deux chiffres, ceux du nord-est où l’on trouve à la fois des Blancs, des Arabes, des Noirs et des Chinois. Mis à part ces quartiers-là, la population qui vit au dedans a les moyens de le faire,
    c’est-à-dire de payer des loyers à quatre chiffres. Les boutiques y sont chères et de bon goût, les restaurants pleins et les touristes enchantés. La police est discrète et courtoise, la justice
    compréhensive, et l’on trouve là tout ce que le pays compte de mieux en matière de journalistes, d’artistes et de sociologues quand ils ne sont pas sur le terrain.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce terrain est souvent constitué par ceux du dehors. Ils sont séparés du dedans par une barrière dont les points de repère sont des
    <em>portes</em>. On reconnaît facilement ces portes car il en part des autobus qui ont deux chiffres vers le dedans et trois vers le dehors. Ceux-ci sont d’ailleurs de modèle plus ancien et ils
    ne roulent pas la nuit. Les gens du dehors travaillent souvent dedans, comme caissières, vigiles, ou préposés à des tâches comme le nettoiement,</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">les chantiers et les livraisons. Pour passer de leur logement dehors – dans des quartiers qu’on appelle souvent «&nbsp;sensibles&nbsp;»
    sans qu’il soit jamais précisé en quoi consiste cette sensibilité – à leur travail dedans, ils transitent volontiers par la station Châtelet du RER, dont le centre est si animé qu’on lui a donné
    le nom de flipper. Ceux qui n’ont pas de travail (et ils sont nombreux, surtout parmi les Arabes et les Noirs qui comptent pour beaucoup dans la population du dehors) ont l’avantage d’éviter le
    flipper. Ils peuvent, comme les autres du reste, profiter de la présence de la police qui patrouille en armes et en rangs dans les quartiers ayant fait preuve à l’occasion d’une excessive
    sensibilité.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Certains pensent que la séparation dedans-dehors constitue un apartheid. Quoi qu’il en soit, on voit mal comment les grands gestes des
    architectes et urbanistes officiels pourront casser la barrière physique et politique qui coupe le dedans du dehors et faire du Grand Paris une ville <em>pour tous ses habitants</em>.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Quelle autre étrange idée que de demander que l’on négocie – que l’on retourne à la «&nbsp;table des négociations&nbsp;» – pour trouver
    une <em>solution</em> à ce qu’on persiste à appeler le «&nbsp;conflit&nbsp;» israélo-palestinien. Pourtant déjà là, sous nos yeux, depuis quarante-trois ans, entre le Jourdain et la mer il existe
    un État unique, avec un gouvernement, une administration, une armée, et une population qui, comme celle du Grand Paris, se monte à une dizaine de millions d’êtres humains. Si les choses ne vont
    pas bien dans cet État unique, c’est que cette population est divisée en deux groupes dont l’un a tous les droits et l’autre n’en a aucun. Ceux qui ont tous les droits habitent surtout l’ouest du
    pays, dans ce qui était l’État d’Israël avant la guerre de 1967. Mais ils sont aussi de plus en plus nombreux dans l’est, comme colons ou comme soldats, au-delà du mur de séparation qu’ils ont
    édifié pour se protéger des entreprises de ceux qui n’ont aucun droit. Pour eux, les juifs israéliens, la vie est tranquille et l’on s’accorde à dire que Tel Aviv est l’une des villes du monde où
    les fêtes sont les plus brillantes, les artistes les plus créatifs et la presse la plus libre.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Parmi ceux qui n’ont aucun droit – les Palestiniens – il y a ceux à qui la notion même de droit est refusée, les habitants de la bande
    de Gaza, soit plus d’un million d’êtres humains dans un rectangle de 30 km sur 10, entouré de barbelés sur trois côtés avec la mer pour quatrième. La plupart des autres Palestiniens vivent à
    l’est du mur de séparation. Ils ne peuvent ni se déplacer librement, ni aller vivre ailleurs, ni se marier avec n’importe qui, ni acheter des terres. Ils ont sur le dos l’Autorité palestinienne,
    organisation de supplétifs soutenue par ceux qui ont tous les droits, qui a pour mission de prévenir et réprimer tout mouvement sérieux de mécontentement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Certains considèrent que la séparation entre ces deux groupes humains constitue un apartheid, mais des juristes sud-africains en visite
    ont expliqué que le terme ne convenait pas, car jamais le pouvoir blanc d’Afrique du Sud n’avait envoyé des avions pour bombarder Soweto. En tous cas, on ne voit pas comment la ronde des envoyés
    spéciaux américains pourrait permettre de transformer cet État unique en <em>État de tous ses citoyens</em>, libres et égaux en droits.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">À Paris comme en Palestine, ce qui prévaut, c’est un déni de réalité. Ceux qui sont aux bonnes places cherchent à maintenir le statu
    quo. Pour prouver le contraire – leur volonté que les choses changent – ils se servent d’architectes ici et de diplomates là-bas. Mais ils devraient se souvenir que la réalité déniée finit
    toujours par se venger et que, comme disait Talleyrand, «&nbsp;on peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 08 Aug 2011 14:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fea881d772417ab64742d9de5f5f1ba2</guid>
                <category>Urbanisme</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-urbanisme-geopoetique-du-grand-paris-81114307-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[VIDEO / Pascal Auger et l'espace quelconque]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-video-pascal-auge-et-l-espace-quelconque-79795084.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/RaCPn5ex6F0" frameborder="0" height="349" width="560"></iframe></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Venise la céleste</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Wwl0O2Dt9vQ" frameborder="0" height="349" width="560">;</iframe></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Octandre sur la musique du même nom d'Edgard Varèse</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">L'espace Riemanien est un espace quelconque pour le comprendre lire cet <a href=
    "Pascal%20Auger%20:%20autour%20de%20Deleuze%20et%20du%20cin%C3%A9ma" target="_blank">Entretien avec Pascal Auger&nbsp;</a> sur ses débuts au cinéma et sur son rapport à la philosophie de Deleuze
    (avec lequel il élabora le concept d'espace quelconque).</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Jul 2011 20:44:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d098f45a2a5118e0b9f1f301039f10a6</guid>
                <category>Lieu et mouvement</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-video-pascal-auge-et-l-espace-quelconque-79795084-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CRITIQUE EN CONCEPTION / Sur l'image]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-critique-en-conception-sur-l-image-79794502.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Ainsi, la première thèse de <em>La société du spectacle</em> détourne la première phrase du <em>Capital</em>, où l'immense accumulation de marchandises déjà constatée par Marx comme réduction de
    la vie humaine et de son environnement aux critères purement quantitatifs s'est encore aggravée dans le cadre d'une société qui ne peut plus proposer la qualité, que de manière purement abstraite
    c'est-à-dire sur le plan de l'image, cette qualité ayant été, depuis longtemps, éliminé de la vie empirique des hommes<sup id="cite_ref-48" class="reference"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Debord#cite_note-48"><span class="cite_crochet">[</span>49<span class="cite_crochet">]</span></a></sup>.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Jul 2011 20:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a0237533da235d88e9529d3af97d45bf</guid>
                <category>Processus de conception</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-critique-en-conception-sur-l-image-79794502-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[VIDEO A VOIR / L'appartement agencé de Christian Schallert à Barcelone]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-video-a-voir-l-appartement-agence-de-christian-schallert-a-barcelone-76486519.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span class="corps_news_p3"><strong>Christian Schallert, Barcelona</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/juWaO5TJS00" frameborder="0" height="349" width="560"></iframe>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Jun 2011 15:43:54 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6a989b608fafd5a7674567b97ac3284f</guid>
                <category>Lieu et mouvement</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-video-a-voir-l-appartement-agence-de-christian-schallert-a-barcelone-76486519-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[STYLE THEORIE / Architecture comportementaliste]]></title>
        <link>http://www.archiblog.fr/article-style-theorie-architecture-comportementaliste-76484691.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Horreur
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Extraire les comportements architecturaux :
  </p>
  <p>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/ZcflMVbQ6k4" frameborder="0" height="349" width="425"></iframe>
  </p>
  <p>
    <iframe src="http://www.youtube.com/embed/c5IoHiOoQro" frameborder="0" height="349" width="560"></iframe>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Jun 2011 15:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c845c896e504bf51403ab34d8cc192e2</guid>
                <category>Style Théorie</category>        <comments>http://www.archiblog.fr/article-style-theorie-architecture-comportementaliste-76484691-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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